Il y a quelques années de cela, personne ne savait qui était OVH. Mais désormais, l’entreprise française est devenue une référence grâce au développement du numérique.

Si OVH est souvent assimilé à ‘On Vous Héberge’, sa vraie signification est ‘Oles Van Hermann’, le pseudo utilisé par son fondateur, Octave Klaba, pour chatter sur IRC. La semaine dernière, ce dernier a loué son succès. Il a avoué qu’ils sont désormais 1 000… loin de cette l’époque où il n’y avait que lui (en 1999). Depuis toujours, OVH se focalisait sur l’hébergement de sites Web et autres données. Mais grâce au cloud, il est rapidement mis sur les devants de la scène.

C’est en 2010 qu’OVH se fait entendre. À l’époque où Wikileaks était activement poursuivi par les États-Unis, la plupart de ses câbles diplomatiques était hébergée sur ses serveurs. À cette période, Éric Besson a voulu interdire Wikileaks en France, en l’expulsant des serveurs d’OVH, mais Octave Klaba parvint à le contrer.

Une entreprise en développement

L’année dernière, OVH a réussi à atteindre un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros grâce à ses 700 000 clients. L’entreprise emploie 1 000 salariés comprenant toute la famille Klaba, et utilise 200 000 machines. Chaque équipe s’active et s’adapte à chaque situation. Chez OVH notamment, l’objectif est de fournir une nouvelle version de ses produits tous les 3 ou 4 jours.

Le fait-maison domine

Chez OVH, on ne recrute que des makers capables de tout faire d’eux-mêmes. Ainsi, l’entreprise n’achète pas ses équipements chez IBM ou HP, mais préfère les concevoir elle-même. Elle dispose de 2 chaînes d’assemblage (France et Canada) qui produisent quotidiennement jusqu’à 500.

Pour favoriser davantage son indépendance aux opérateurs télécoms, Octave Klaba a investi dans un réseau de fibres noir (en Amérique du Nord et en Europe). Ainsi, il peut proposer un réseau plus adapté fournissant plus de sécurité.

La vision de l’avenir

OVH souhaite côtoyer les leaders dans ce secteur à l’instar d’IBM, de Microsoft ou aussi d’Amazon Web Services. Pour ce faire, l’entreprise vise 2 objectifs : promouvoir l’internalisation et renforcer l’équipe commerciale.

Mais pour rivaliser avec ces géants, la société familiale doit être transformée, et cela, Octave Klaba l’a bien compris. Il a alors nommé Laurent Allard au poste de directeur général pour le remplacer. Il suggère aussi de former tous ses employés pour un meilleur management.